Opuscules du Chevalier d'Anceny, ou anecdotes en vers recueillies et publiées par M. d'A*** (Arblay).
se trouve à Metz, chez la Vve Antoine et fils, & à Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1787, in 16, de X-152pp. 2ff. pl. maroquin Lavallière à grain long du début du XIXe s., dos orné de petits fleurons, plats frappés aux armes sans doute d'un duc de Montmorency-Laval, pair de France (19e s.) (pas dans OHR), avec encadrement d'un filet doré et fleurs de lys aux angles, dentelle int., tr. dorées, (Girardet rel.). (ex-libris successifs von der Mulhen et Jules du Moulin) restauration en marge sup. du f. de titre sinon bel exemplaire imprimé sur papier vélin fin.
Rare édition originale imprimée à Metz sans doute à petit nombre. Exemplaire sur papier vélin fin. En adoptant l'identité du Chevalier Danceny, d'Arblay s'inscrit dans le prolongement de la culture littéraire de son époque. Dans le roman de Choderlos de Laclos, Danceny est un jeune homme naïf, d'abord romantique et poète, qui finit par être manipulé par le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil avant de se venger en duel. Alexandre d'Arblay est un général d'artillerie français qui a servi dans le même régiment que Laclos, et qui épousera plus tard la célèbre romancière britannique Frances "Fanny" Burney. Laclos rédige d'ailleurs en 1784 un « extrait », c’est-à-dire un compte rendu, de la traduction du roman de Fanny Burney : "Cécilia, ou les Mémoires d’une héritière". D'Arblay est nommé Adjudant-général colonel le 1er février 1792, et il rejoint l'armée du Centre et il est alors promu maréchal de camp le 22 juillet 1792. Aide de camp du général Lafayette, il suit ce dernier lors de sa désertion le 16 août 1792. À la suite d'un article paru dans le Dernier tableau de Paris, il écrit une lettre défendant La Fayette, la lettre sera publiée. Rallié à Napoléon lors des Cent-Jours, il est blessé à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. Le 31 octobre 1815, il est élevé au grade de lieutenant-général honoraire, et il est admis à la retraite avec le grade de maréchal de camp. Le roi Louis XVIII lui donne le titre de comte. De retour en Angleterre, patrie de son épouse, il meurt le 7 mai 1818, à Bath. Notons enfin que le dernier et long poème "les doigts" est un hommage à la masturbation, ce qu'a très bien noté : Janice Farrar Thaddeus, dans son essai “Alexandre D’Arblay’s Amiable Paean to Heterosexual Masturbation: Les Doigts.” The Burney Journal, vol. 5, 2002, pp. 44-64. ¶ cat. CCFR 1 seul exemplaire (Montpellier BM), pas d'exemplaire à la BNF.
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