[MANDEVILLE (B. de)] La fable des abeilles, ou les fripons devenus honnêtes gens. Avec le commentaire, où l'on prouve que les vices des particuliers tendent à l'avantage du public. Trad. de l'anglois sur la 6e édit. [par J. Bertrand]. Londres, chez Jean Nourse, 1750, 4 vol. in 12. pl. veau marbré époque, dos lisse orné, qq. lég. mouillures et ff. brunis sinon bel exemplaire.

EUR 650.00

La fable des abeilles
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Seconde édition de la traduction française, de cette célèbre utopie anglaise qui fit scandale et exerça une influence considérable. L'?uvre décrit avec cynisme les ressorts de la prospérité de l'Angleterre du 18e siècle, et d'une certaine manière les fondements du "libéralisme". Une ruche d'abeilles était prospère, chaque classe était pleine de vices, mais l'ensemble formait un paradis. Elle demanda à Jupiter l'honnêteté, et aussitôt la ruche vaincue par ses ennemis, fut ruinée. Mandeville conclut que "la vertu seule ne peut faire vivre un pays dans la splendeur, c'est une utopie." Et Bertrand déclare (préface) "... si tous les hommes étaient ramenés des vices dont ils sont naturellement souillés, ils cesseraient par là même d'être capables de former des sociétés vastes, puissantes et polies." En somme c'est l'origine de la théorie des passions de Fourier. Mandeville voyait donc, dans la civilisation industrielle qui se développait alors, le témoignage de passions vicieuses, l'avidité des plus forts étant régulée par l'union égoïste des plus faibles. ¶ Versins Encyclop. de l'utopie p.566 - Kress 4511 - Valette Cat. Utopies n°206 - Peignot Livres condamnés au feu, p. 282 «Condamné aux flammes comme renfermant beaucoup de principes pernicieux». - Hartig 49.

Item ID: 20790




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