La pomme de terre

PARMENTIER (A. A.) Recherches sur les végétaux nourrissans, qui, dans les temps de disette, peuvent remplacer les aliments ordinaires. Avec de nouvelles observations sur la culture des Pommes de terre. Paris, impr. royale, 1781, fort vol in 8°, de 1f. XVI- 599pp., ill. d'une planche gravée se dpl. in fine, demi-basane blonde époque, dos lisse orné, p. de t. bleu clair, lég. mouillure claire et restaurations en marge des derniers ff. sinon bel exemplaire.

EUR 1000.00

Recherches sur les végétaux nourrissans
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Edition originale. C'est en fait une refonte très élaborée de son mémoire de 1772 qui avait obtenu le prix de l'Académie de Besançon, sur la question : Indiquer les végétaux qui pourraient suppléer, en temps de disette, à ceux qu'on emploie communément à la nourriture des hommes. En effet, après différentes tentatives, c'est seulement en 1785 que Parmentier fait découvrir à Louis XVI le tubercule en lui apportant des tiges fleuries que le roi porta à la boutonnière et la reine dans sa coiffure. Tous deux demandèrent à goûter les "parmentières" comme on appelait alors les pommes de terre. La même année, il obtient du Roi l'autorisation de planter 54 arpents de pommes de terre sur un champ dans la plaine des Sablons à Neuilly. Il en aurait fait garder l'emplacement, de jour seulement, par les soldats du roi, afin d' intriguer la population. La nuit les précieux tubercules sont dérobés, ce qui en assure alors la publicité. La planche représente le moulin-râpe pour extraire l'amidon des tubercules. ¶ Oberlé, Fastes de Bacchus, n°693 "... pain de pomme de terre, levain, pâte, gruau, salep et sagou de pomme de terre, recettes de pommes de terre..." - Vicaire, 657 - Poggendorff II, 362.

Item ID: 19618




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