Le mécanisme de la parole, suivi de la description d'une machine parlante et enrichie de XXVII planches. KEMPELEN, Baron Wolfgang von.
Le mécanisme de la parole, suivi de la description d'une machine parlante et enrichie de XXVII planches
Le mécanisme de la parole, suivi de la description d'une machine parlante et enrichie de XXVII planches
Le mécanisme de la parole, suivi de la description d'une machine parlante et enrichie de XXVII planches

Le mécanisme de la parole, suivi de la description d'une machine parlante et enrichie de XXVII planches

à Vienne, chez B. Bauer & se trouve chez J. V. Degen, 1791, in 8°, de XII-464pp. 2ff., ill. d'un portrait et 26 planches gravées h. t., demi-veau époque, dos lisse orné, p. de t. rouge, coiffe sup. très lég. usée, bel exemplaire.

Edition originale en français parue à Vienne en même temps que la version allemande. La version française est plus rare. L’ouvrage est divisé en 5 parties « De la parole ou du langage », « Pensées sur l’origine des langues », « Des organes de la parole », « De l’Alphabet » et « De la machine parlante ». Pour Kempelen, déjà célèbre pour son automate joueur d'échec, il s’agissait avant tout de créer une machine parlante, et par cette machine d’imiter le plus parfaitement possible la voix humaine. Ainsi pour parvenir à penser sa machine : «il étoit avant tout nécessaire de connoître parfaitement ce que je voulois imiter. Je dus formellement étudier la parole, & toujours consulter la nature en suivant mes expériences. C’est ainsi que ma machine parlante & ma théorie de la parole ont fait des progrès égaux, & que l’une à servi de guide à l’autre ». Kempelen classe donc tous les sons, ceux des langues européennes en tout cas, en fonction des mouvements des organes qui permettent de les produire, de façon à parvenir à des principes immuables, et de développer le « tissu de la parole ». Il procède alors à l’élaboration technique de la machine et à la transposition des organes dans un appareillage finalement assez simple : « Je me dis donc, pour une machine parlante on n’a besoin, que de poumons, d’une glotte & d’une bouche. Je possédois les poumons dans mon soufflet, la glotte dans ma flûte de roseau, & la bouche dans la pièce en forme d’entonnoir du hautbois ». L’invention de Kempelen est finalement achevée en 1778. Elle est constituée d’une caisse de résonance agrémentée de soufflets faisant office de poumons, d’une anche d’ivoire remplaçant la glotte, d’une bouche de caoutchouc, de deux tuyaux figurant des narines et de leviers et sifflets pour moduler différentes consonnes. Ses contemporains se ruèrent pour voir la mystérieuse machine. Goethe écrit, en 1797 à ce propos « Elle n’est, à vrai dire, pas très loquace, mais prononce certains mots enfantins très gentiment ». W. Grimm explique que « la machine répondait déjà clairement à plusieurs questions : la voix en était agréable et douce..» . La machine parlante de Kempelen est aujourd’hui conservée au Deutsches Museum de Munich. Cette machine influença aussi Graham Bell qui avec son frère fabriqua une tête parlante sur les principes de Kempelen. ¶ cf. Alexis Tadié Des machines et des hommes, le roman du XVIIIe siècle et la question de l’imitation. Sillages critiques 2012. - Honeyman coll. V. n°1779 (édit. allemande) - Poggendoff I. p.1242 - Chapuis & Droz les automates p.330 - Chapuis & Gélis le monde des automates II. p.207.

Item #21092

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